Depuis trente ans, nos gouvernants promettent : « une remise à plat fiscale », voire même « un Big-Bang » fiscal. Rien n’a été fait, sauf augmenter les impôts et creuser le déficit tout en réduisant les moyens de l’Etat.

Dans les faits, la situation est devenue plus injuste que jamais. L’explication, qu’étrangement aucun acteur politique de premier plan ne donne, se trouve dans les chiffres publiés par le ministère du budget. En 2011, l’impôt sur les sociétés rapportait près de 44 milliards d’euros, un montant équivalent à un tiers de la collecte de TVA. Aujourd’hui, l’impôt sur les sociétés équivaut à moins d’un sixième de la TVA. Sur la même période, les recettes de l’impôt sur le revenu augmentaient de 38,5 %, passant de 52 à 72 milliards. La charge du financement de l’Etat a été transféré massivement sur les ménages.

Nous sommes ainsi parvenus à une fiscalité absurde et insoutenable. Le tout est d’autant plus aberrant que les évolutions fiscales des dix dernières années ont abouti à un appauvrissement de l’Etat, et, de fait, à une réduction de sa capacité à agir pour le bien commun.

Face à cela, le seul choix que propose le gouvernement comme l’opposition, est de continuer la politique du rabot. Preuve en est que dans le cadre du #Granddebatnational, Emmanuel Macron ne cesse d’inviter les Français à choisir les services publics dont ils doivent se passer !
Quoi de plus ubuesque et pourtant d’aussi prévisible que les remontrances de la cour des comptes, qui fait remarquer à l’exécutif que son objectif de réduction des dépenses est incompatible avec des mesures sociales pourtant nécessaires.

Je fais une proposition différente : remplacer tous les impôts et prélèvements (y compris l’impôt sur le revenu, sur le sociétés, la TVA, la TIPP, etc.) par une seule contribution universelle de 4% assise sur tous les paiements nationaux. Ces derniers représentent selon la Banque de France 27.000 milliards d’euros en 2017 (paiements scripturaux). Un prélèvement de 4% est à même de couvrir tout le budget de la nation, protection sociale et collectivités territoriales incluses, qui s’élève à environ 1,2 milliard d’euros. Cette proposition est détaillée dans Le temps de l’alternative page 39 et suivantes.